FAQ — page mise à jour le 13.10.2025
Foire aux
questions
Batteries, subventions, unités, vocabulaire : tout ce qu'il faut savoir pour maîtriser votre projet photovoltaïque, expliqué par Jérémy Venetz.
Pour commencer
Comment fonctionne une installation PV ?
Retrouvez ci-contre une présentation Google Slides vous expliquant point par point le fonctionnement et la structure d'une installation photovoltaïque.
Ouvrir en plein écran01Batteries et backup
Les bases
- Une batterie a besoin de courant continu (DC) pour se charger.
- C'est également du DC qu'une batterie restitue.
- Les panneaux photovoltaïques (PV) produisent du DC.
- Les onduleurs transforment le DC des panneaux en courant alternatif (AC), afin que le bâtiment puisse en bénéficier.
- La conversion DC→AC ou AC→DC génère une perte de 2 % à 3 %.
- Utiliser directement le DC des panneaux pour charger les batteries est donc idéal. On évite ainsi des pertes d'énergie dues à la conversion.
- Pour ce faire, un onduleur « compatible batteries » est requis. Le choix des batteries est alors restreint (bien que suffisant), car toutes les batteries ne sont pas compatibles avec tous les onduleurs.
- Ces onduleurs « compatibles batteries » doivent être accompagnés d'un smart meter afin de pouvoir gérer la charge et la décharge des batteries. Voir la présentation Google Slides ci-dessus.
Les produits
- Chez SolarEdge, les onduleurs « compatibles batteries » sont les onduleurs des gammes Home Hub (7 à 10 kW) et StorEdge (5 à 10 kW).
Ces onduleurs sont compatibles avec les batteries SolarEdge appelées Home Battery, ainsi que d'autres modèles de batteries.
Une nouvelle gamme d'onduleurs serait en développement, et permettrait d'aller jusqu'à 20 kW. - Chez Fronius, les onduleurs « compatibles batteries » sont les onduleurs des gammes VERTO PLUS (15 à 33 kW, 3 MPPT) et GEN24 PLUS (3 à 12 kW, 2 MPPT).
Ces onduleurs sont compatibles avec les batteries Fronius Reserva, ainsi que d'autres modèles de batteries. - Chez Huawei, les onduleurs « compatibles batteries » sont les onduleurs des gammes MAP0 (5 à 12 kW) et MB0 (15 à 25 kW).
Ces onduleurs sont compatibles avec les batteries Huawei appelées LUNA2000, ainsi que d'autres modèles de batteries. - Lorsque l'onduleur gère directement les batteries, on parle de « batteries DC », car tout est géré du côté DC par l'onduleur.
- Un kit batteries coûte moins de 900 CHF/kWh, fourniture et pose.
- Il faut garder à l'esprit que les batteries DC sont dépendantes de l'onduleur pour pouvoir restituer de l'énergie. Il est également important de noter que la puissance restituée par les batteries ne pourra jamais être supérieure à la puissance de l'onduleur.
Les alternatives
- Il existe des batteries qui ne dépendent pas de l'onduleur PV. Ces batteries sont dites « AC » car elles se connectent sur un disjoncteur du tableau électrique et sont donc alimentées en AC. Elles disposent d'un onduleur intégré (voire plusieurs micro-onduleurs) pour pouvoir convertir l'énergie, ce qui implique (sur le papier) un rendement moins bon qu'avec les « batteries DC », car triple conversion. Il s'avérerait que la différence de rendement n'est pas si importante dans la pratique, car par exemple, décharger des batteries à moins d'un kW pendant la nuit avec un onduleur de 10 kW n'est pas très optimal non plus.
Ces « batteries AC » disposent également de leur propre smart meter, afin de lire les données sur la ligne de l'onduleur existant et sur la ligne d'intro.
VARTA propose depuis des années des solutions de ce genre, et ENPHASE a fait son retour sur le marché en début d'année 2025, avec une batterie de ce type, intitulée IQ BATTERY 5P 3P INT. - Il existe des onduleurs spéciaux, comme Victron Energy en propose, que l'on peut rajouter en plus de ceux déjà existants. Grâce à ces onduleurs spéciaux, on peut transformer une installation PV classique en une installation « compatible batteries » et « compatible coupure réseau » (voir chapitre suivant). Ce type de système est évidemment plus onéreux qu'un système avec un seul onduleur « compatible batteries » et/ou « compatible backup ».
Les solutions pour avoir de l'électricité en cas de coupure du réseau (fonctionnement en îlot)
- Ces solutions sont appelées « backup » ou « alimentation de secours ».
- De base, tous les onduleurs standards ainsi que les onduleurs « compatibles batteries » s'arrêtent et ne produisent plus rien en cas de coupure du réseau. C'est le cas de la plupart des installations actuellement en fonction en Suisse.
- Quelle que soit la configuration, une solution « backup » n'est pas envisageable sans batteries.
- Les onduleurs « compatibles backup » de la marque SolarEdge sont les onduleurs de la gamme Home Hub. Ces onduleurs sont compatibles avec les batteries SolarEdge appelées Home Battery, ainsi que d'autres modèles de batteries.
Une Home Backup Interface, également produite par SolarEdge, est en outre nécessaire pour assurer la fonction backup. - Les onduleurs « compatibles backup » de la marque Fronius sont les onduleurs de la gamme GEN24 Plus.
Ces onduleurs sont compatibles avec les batteries Fronius Reserva, ainsi que d'autres modèles de batteries.
Un backup controller (automatique, 35 A) ou un backup switch (manuel, 63 A), également produits par Fronius, est en outre nécessaire pour assurer la fonction backup. - Les onduleurs « compatibles backup » de la marque Huawei sont les onduleurs de la gamme MAP0.
Ces onduleurs sont compatibles avec les batteries Huawei appelées LUNA2000, ainsi que d'autres modèles de batteries.
Une backup box SMARTGUARD 63A, également produite par Huawei, est en outre nécessaire pour assurer la fonction backup. - ENPHASE et ses batteries AC « IQ BATTERY 5P 3P INT », accompagnées de leur backup box « IQ System Controller 3 INT », offrent une solution backup pour une très large gamme de configurations.
- Victron Energy propose différentes solutions « compatibles backup ».
- Studer Innotec propose un onduleur tout-en-un Swiss Made, appelé « Next3 ». Cet onduleur permet de gérer à peu près toutes les situations possibles et imaginables : entrées DC multiples (PV et éolien par exemple), entrée AC secondaire (génératrice par exemple), compatibilité avec de multiples batteries, gestion des véhicules électriques (ceci est en développement)… Studer Innotec était largement en avance sur le marché lors du lancement de ce produit, qui répond aux attentes les plus poussées en termes de gestion intelligente de l'énergie et d'autarcie énergétique.
Comment stocker son énergie sans batteries ?
- Sous forme d'eau chaude ! Augmenter la température de consigne du boiler, ou augmenter le volume du boiler, ou réguler la pompe à chaleur (PAC) ou réguler un corps de chauffe électrique de secours, tout ceci afin de faire de l'eau chaude aux moments opportuns (quand il y a un surplus de production PV) : voici des façons efficaces de stocker son énergie pour augmenter son autoconsommation, à un coût bien plus faible qu'avec des batteries. Voir le chapitre suivant, « Stocker son énergie sous forme de chaleur », pour plus de détails.
Texte ci-dessus entièrement rédigé par Jérémy Venetz. Tous droits réservés.
02Stocker son énergie sous forme de chaleur
L'idée de base consiste à utiliser le surplus d'électricité disponible en journée, au lieu de le revendre au réseau. On augmente ainsi son taux d'autoconsommation et d'autosuffisance, ce qui, en d'autres termes, implique une réduction de la part d'énergie achetée au réseau.
En Suisse, la production de chaleur est la principale source de consommation d'énergie dans un bâtiment. Si cette consommation d'énergie est électrique (pompes à chaleur, boilers électriques, radiateurs électriques, nattes chauffantes), il est alors possible d'utiliser le surplus d'électricité photovoltaïque pour chauffer son bâtiment.
Cette pratique prend tout son sens d'un point de vue énergétique. En effet, consommer de l'énergie produite sur son propre toit n'implique presque aucune perte, tandis que consommer de l'énergie provenant du réseau implique des pertes non négligeables, liées au transport de l'électricité. De plus, « consommer local » permet de décharger le réseau en évitant de refouler trop de puissance (ce qui représente actuellement un énorme challenge pour les gestionnaires de réseaux), tout en réduisant notre dépendance énergétique étrangère (moins de consommation réseau = moins besoin d'acheter de l'électricité à l'étranger).
Mais qu'en est-il de l'aspect financier ? Malheureusement, la logique financière ne plaide pas toujours en faveur de la logique énergétique. Par exemple, si le prix du kWh de nuit est au même prix (ou moins cher) que le prix de revente du kWh, ça ne vaut pas la peine, financièrement parlant, d'investir de l'argent pour utiliser le surplus d'électricité disponible en journée. Autant revendre toute son électricité sur le réseau en journée, et consommer la nuit pour chauffer sa maison… Ce n'est pas très réjouissant comme perspective, mais c'est une réalité qu'il faut considérer.
Si on souhaite bel et bien utiliser le surplus de puissance disponible en journée en régulant un appareil, il faut savoir qu'un certain équilibre des puissances est nécessaire : cela n'a aucun sens de faire fonctionner en journée un boiler électrique qui consomme 9 kW, si l'installation photovoltaïque ne fait que 5 kW. Il s'agit donc de faire fonctionner un appareil de puissance inférieure ou égale au surplus de puissance disponible. Par exemple un boiler électrique de 2 kW avec une installation photovoltaïque de 6 kW ; les chances pour que le surplus soit supérieur à 2 kW sont élevées. Malheureusement, ce surplus de puissance disponible est très variable, car il dépend de la météo et de l'activité au sein du bâtiment. À l'inverse, les appareils ont plutôt tendance à fonctionner à puissance constante.
Il existe deux méthodes pour réguler un appareil : la méthode « planning » (régulation grossière) et la méthode « relais » (régulation fine).
Méthode « planning » (régulation grossière)
Cette méthode présente l'avantage d'être très peu onéreuse ; pas besoin d'installer d'options (smart meter, smart relais).
En contrepartie, il est nécessaire de bien connaître son système de chauffage afin de le paramétrer de façon optimale et de pouvoir modifier les paramètres au besoin.
L'idée consiste à définir des plages horaires et saisonnières pendant lesquelles on sait qu'il fait majoritairement beau temps, et de paramétrer son appareil pour qu'il favorise la fabrication d'eau chaude pendant ces plages.
Par exemple, on pourrait paramétrer sa PAC pour autoriser la fabrication d'eau chaude de nuit, ainsi que de 9h00 à 17h00 d'avril à septembre ; de nuit, ainsi que de 10h00 à 16h00 en mars, octobre et novembre ; uniquement de nuit le reste du temps (décembre, janvier, février).
On s'assure ainsi que la plupart du temps, de l'eau chaude sera créée lorsque l'onduleur produit, et si ce n'est pas suffisant, il y a toujours la nuit. Est-ce que cette production sera suffisante ? Aucun moyen de le savoir, mais si la puissance de l'onduleur est au moins 3× plus importante que la puissance de l'appareil, l'équilibre est bon.
La présence d'un smart meter est tout de même recommandée, afin de pouvoir contrôler si tout fonctionne comme souhaité. Voir la présentation Google Slides au sommet de cette page pour plus d'informations au sujet du smart meter.
Méthode « relais » (régulation fine)
Cette méthode présente deux avantages principaux : elle permet de n'utiliser strictement que le surplus de puissance disponible. Elle permet également de ne pas devoir intervenir régulièrement ; fonctionnement automatique.
En contrepartie, la présence d'un smart meter et d'un smart relais est nécessaire, ainsi que du travail de câblage et de test. Cela représente donc un investissement financier qui varie de 600 à 1200 CHF HT selon les configurations.
L'idée consiste à installer un smart relais, qui est en communication avec le smart meter. Le smart relais envoie un signal à l'appareil qu'on souhaite réguler dès que le surplus de puissance (indiqué par le smart meter) dépasse la puissance de consigne de l'appareil régulé (consigne paramétrée dans le smart relais).
Voici comment cela est concrètement mis en place selon les types d'appareils :
Avec un boiler électrique
Ces appareils sont toujours raccordés à un contacteur (jour/nuit/off ou on/auto/off) dans le tableau électrique. Ce contacteur est piloté par la télécommande réseau. Le smart relais vient alors piloter ce contacteur en plus du signal de la télécommande (raccordement en parallèle avec la même phase). De la sorte, le boiler s'allumera en journée lorsque la consigne sera atteinte, et il aura toujours la possibilité de fonctionner la nuit si la journée qui précède n'a pas été assez ensoleillée ou si beaucoup d'eau chaude est consommée le soir. Dans tous les cas, le thermostat bloque la production de chaleur dès que la température est atteinte.
Pour optimiser au maximum, il faudrait changer les seuils de température du thermostat : baisser les seuils d'enclenchement et de déclenchement la nuit, et les augmenter la journée. Ainsi le boiler fonctionnerait encore moins la nuit et profiterait du jour pour monter l'eau plus haut en température. Sur ce type d'appareil, ce genre de réglage n'est généralement possible qu'avec une intervention manuelle, malheureusement.
Avec un boiler thermodynamique (boiler-PAC)
Ces nouveaux appareils sont de plus en plus présents dans les ménages en Suisse. Il s'agit de boilers avec PAC air-eau intégrée. Ces boilers intègrent généralement aussi des corps de chauffe électriques. Il s'agit d'appareils souvent installés en parallèle d'installations de chauffage à énergie fossile (gaz/mazout) fonctionnelles. Ils permettent de réduire la quantité d'énergie fossile consommée, et sont spécialement compatibles avec les smart relais photovoltaïques, qui envoient leur signal sur un bornier de contrôle dans l'appareil. Différents modes de chauffe sont alors proposés dans le menu de l'appareil pour gérer au mieux le signal reçu du smart relais (par exemple : chauffe jusqu'à 50° via PAC puis chauffe jusqu'à 60° via corps de chauffe).
Une prise de contact avec le fabricant du boiler thermodynamique est nécessaire pour assurer le bon réglage et le bon raccordement du signal sur le bornier.
Avec une PAC
Le sujet PAC est large car il existe de multiples types de PAC. La première chose à faire est de définir, avec le fabricant, les différentes possibilités qui s'offrent à nous.
Avec une PAC récente, c'est aussi simple qu'au point précédent avec les boilers thermodynamiques ; il suffit d'arriver avec le signal sur le bornier de commande, et de paramétrer la PAC correctement. Cependant, certaines marques proposent ce bornier de commande via un module supplémentaire qui coûte facilement 1500 CHF HT. Certaines marques exigent également le passage d'un technicien sur place pour paramétrer la PAC, même si le module est déjà présent, ce qui coûte facilement 400 CHF HT.
Avec une PAC plus ancienne, on peut se contenter d'une régulation grossière (méthode « planning »), ou la piloter via un contact de délestage (ON/OFF).
Certaines PAC ne gèrent que l'eau de chauffage, et l'eau chaude sanitaire (ECS) est alors gérée par un corps de chauffe électrique, lui-même piloté par la PAC. Il convient alors de discuter avec le fabricant pour définir quelle est la meilleure option : supprimer le contrôle du corps de chauffe par la PAC et gérer le boiler comme un simple boiler électrique (voir plus haut), ou laisser la PAC piloter le corps de chauffe tout en connectant le smart relais à son bornier de commande.
Textes ci-dessus entièrement rédigés par Jérémy Venetz. Tous droits réservés.
Conclusion proposée par ChatGPT (octobre 2025)
Utiliser son surplus d'électricité solaire pour produire de la chaleur, c'est une façon simple et efficace de consommer localement son énergie. Que ce soit grâce à un simple réglage horaire ou à un système connecté plus précis, cette approche permet d'augmenter son autonomie, de réduire sa dépendance au réseau et de mieux valoriser son installation photovoltaïque.
Au-delà de l'aspect technique, c'est surtout une démarche logique et durable : transformer l'énergie du soleil en confort quotidien, tout en participant à la transition énergétique.
03Subvention fédérale et garanties d'origine avec Pronovo
- Dès que l'installation est mise en service, la procédure pour la subvention fédérale photovoltaïque peut commencer. Il n'y a rien à faire avant cela, contrairement à d'autres types de subventions (isolation, pompe à chaleur).
- VENETZ ENERGY doit réaliser son contrôle final DC (PEM-PV) et l'envoyer au gestionnaire de réseau (GRD).
- L'électricien AC doit réaliser son contrôle final AC (RS+PM) et l'envoyer à VENETZ ENERGY et au GRD.
- Une fois ces deux documents à disposition (PEM-PV et RS+PM), VENETZ ENERGY peut créer le dossier pour la demande de subvention sur la plateforme en ligne de Pronovo. Ce faisant, un numéro de dossier Pronovo est créé, et le GRD ainsi que le contrôleur (par exemple Cinelec ou Effitec) sont informés qu'une nouvelle installation PV est en service.
- VENETZ ENERGY contacte alors par e-mail le contrôleur qu'il a préalablement choisi sur la plateforme Pronovo (Cinelec ou Effitec), lui fournit toute la documentation technique, et lui demande de prendre contact avec le propriétaire de l'installation pour fixer un RDV afin de venir certifier l'installation et réaliser le contrôle de réception.
Attention : quand l'électricien AC envoie son RS+PM au GRD (voir point 3 ci-dessus), ce dernier envoie quasi systématiquement un courrier aux propriétaires de l'installation, demandant de contacter un contrôleur pour organiser le contrôle de réception. Ce courrier doit être ignoré. Comme décrit ci-dessus, ce contrôle est compris dans la prestation de VENETZ ENERGY (voir « forfaits » dans l'offre).
- Le contrôleur réalise la certification via la plateforme en ligne de Pronovo. Il réalise également son contrôle de réception, suite auquel un rapport est fourni à VENETZ ENERGY ainsi qu'au propriétaire et au GRD. Il arrive que des défauts soient constatés, auquel cas VENETZ ENERGY et/ou l'électricien AC devront intervenir à nouveau pour les corriger, afin que le rapport puisse être fourni. Le processus de correction des défauts n'est pas lié au processus de certification Pronovo, ce qui signifie que même si des défauts sont constatés, cela ne va pas ralentir la procédure pour la subvention fédérale (du moins avec Cinelec).
- Une fois l'installation certifiée par le contrôleur, VENETZ ENERGY peut finaliser le dossier sur la plateforme en ligne et l'envoyer à Pronovo pour approbation. Il ne reste alors plus qu'à attendre que Pronovo valide le dossier et verse la subvention (environ 2 mois de délai chez Pronovo). C'est tout pour ce qui concerne la subvention.
- Très important : une installation certifiée permet de toucher quelques centimes supplémentaires pour chaque kWh refoulé sur le réseau (parfois appelé « plus-value écologique »). Il faut pour cela « céder ses garanties d'origine (GO) ». Auparavant, les GRD s'occupaient de ces démarches en traitant directement avec les propriétaires. Aujourd'hui et depuis 2023, les propriétaires reçoivent toujours un courrier de la part de leur GRD pour régler les modalités de paiement, mais c'est au propriétaire que revient la responsabilité de « créer un ordre permanent sur la plateforme Pronovo pour céder ses GO ». La plateforme en question est accessible via ce lien (www.pronovo.ch puis « mon projet » en haut à droite). Voir également ici pour plus d'infos.
Il suffit d'entrer votre numéro de projet Pronovo et le code postal de l'installation (laissez le champ « date d'annonce » vide), mais cela ne fonctionnera qu'à partir du moment où Pronovo aura validé votre dossier. Si ça ne fonctionne pas, il faut encore patienter. Si vous estimez avoir assez patienté, appelez Pronovo au 0848 014 014 pour savoir où en est le traitement de votre dossier.
C'est là que les choses se compliquent, le système n'est pas très bien fichu… Accrochez-vous !
L'ordre pour les GO est censé débuter à la date où votre installation a été certifiée (par Cinelec ou Effitec, voir la date de signature sur le document de Pronovo intitulé « Certification de l'installation photovoltaïque »). Cependant, la plateforme ne vous laisse pas entrer une date antérieure au mois en cours. Comme Pronovo a besoin de plus d'un mois pour valider les dossiers, il y a donc un problème ; on perd systématiquement plus d'un mois de GO !
Pour l'instant, la solution proposée par Pronovo est d'utiliser le champ « Texte de transfert » pour indiquer le mois à partir duquel les GO sont censées commencer. C'est tout. Il ne reste ensuite plus qu'à espérer que votre GRD soit d'accord de vous rémunérer ces GO rétroactivement, ce qui n'est pas le cas de Groupe E par exemple (alors qu'ils ont la possibilité technique de le faire), ce qui cause énormément de plaintes, pour lesquelles VENETZ ENERGY ne peut malheureusement rien faire…
Voici un exemple de comment compléter les champs pour la création d'un ordre permanent :
Bénéficiaire : <votre GRD> (vous pouvez choisir autre chose, mais renseignez-vous bien) Valable à partir de : <le mois en cours> (pas possible d'entrer une date antérieure pour le moment ; le jour où ce sera possible, il faudra mettre le mois durant lequel votre installation a été certifiée) Valable jusqu'au : 12.2099 (oui, décembre 2099, ça paraît bizarre mais c'est ainsi qu'il faut remplir ce champ) Part (%) : 100 % (comme pour « bénéficiaire », vous pouvez là aussi faire autrement, mais renseignez-vous bien) Texte de transfert : GO à faire valoir à partir du MM.YYYY (mois durant lequel votre installation a été certifiée)
Textes ci-dessus entièrement rédigés par Jérémy Venetz. Tous droits réservés.
04RCP, CA, RCP virtuel & CEL
Le regroupement pour la consommation propre (RCP) ou la communauté d'autoconsommateurs (CA) sont les solutions idéales pour tous les copropriétaires ou propriétaires de biens locatifs !
Plus d'informations à ce sujet dans le PDF explicatif et imagé réalisé par VENETZ ENERGY :
En effet, avec les tarifs dynamiques qui sont en train d'être mis en place, il deviendra très compliqué, voire impossible, de gérer « manuellement » son RCP.
De plus, les modèles CEL (communautés électriques locales) et RCP virtuel vont voir le jour en 2026, et offriront des possibilités encore plus larges qu'aujourd'hui pour valoriser vos kWh photovoltaïques.
Texte et images du PDF entièrement rédigés et réalisées par Jérémy Venetz. Tous droits réservés.
05Ordres de grandeur et unités
La puissance
Pour se faire une idée des ordres de grandeur de la puissance, il faut tout d'abord être au clair avec les unités. Retenons que 1000 W = 1 kW (kiloWatt). Ensuite, 1000 kW = 1 MW (MégaWatt). Puis 1000 MW = 1 GW (GigaWatt). On peut s'amuser à utiliser d'autres préfixes que kilo, Méga et Giga, mais ce sont généralement ces trois-là qui complètent le Watt pour parler de puissance. Ci-après quelques exemples :
L'énergie
Pour se faire une idée des ordres de grandeur de l'énergie, voici un exemple :
- Une maison de 4 habitants consomme annuellement (on retrouve ici la notion de temps qui est nécessaire pour pouvoir parler d'énergie) entre 3000 et 5000 kWh pour l'électricité ménage, c'est-à-dire les lumières, frigos, congélateurs, Internet, TV, radio, etc. À cela s'ajoute la consommation d'énergie pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire. Avec une pompe à chaleur (PAC), on compte entre 3000 et 8'000 kWh/an en plus. Cela va beaucoup dépendre de la façon de vivre des habitants, de l'isolation du bâtiment, du volume, etc. On peut donc tabler sur une consommation d'électricité qui varie entre 6000 et 13'000 kWh/an pour une maison de 4 habitants, chauffée avec une PAC.
- On pourrait également parler de 6 et 13 MWh/an pour notre exemple ci-dessus, mais comme l'électricité est facturée au kWh, on utilise presque toujours le kWh plutôt que le MWh lorsque l'on parle d'énergie du bâtiment.
- Le GWh est encore moins utilisé que le MWh. Ces deux unités sont surtout utilisées pour simplifier le parlé et l'écrit. Il est tout de même plus simple de parler de 5 GWh plutôt que de 5000 MWh ou de 5'000'000 kWh, surtout si on évoque ce genre de chiffres au quotidien.
kVA, Wp et Wc
- On parle parfois de puissance en kVA, qu'est-ce que c'est ? Il s'agit tout simplement de kW électriques. En effet, la puissance a de nombreuses « formes », et la puissance électrique en est une parmi tant d'autres. Dans « kVA », le V signifie « Volt » et le A signifie « Ampère », car en électricité, la puissance est le produit d'une tension (exprimée en Volts) et d'une intensité (exprimée en Ampères). On est ainsi certain, en écrivant kVA, que l'on parle bien de puissance électrique. Ceci va même un peu plus loin, dans le sens où kVA est généralement réservé à la puissance électrique AC.
- Wp et Wc, quelle différence, et qu'est-ce que c'est exactement ? C'est la même chose. Le petit p signifie « peak » en anglais, qui veut dire « crête » en français, d'où le petit c. VENETZ ENERGY n'utilise que Wp ou kWp. Cette unité est utilisée pour exprimer la puissance nominale d'un panneau, d'une cellule, ou d'une installation photovoltaïque (PV). Cette puissance nominale est mesurée en laboratoire dans des conditions de test standardisées (STC) au niveau mondial.
Combien d'énergie vont fournir mes panneaux ?
Il faut pour cela calculer un facteur d'ensoleillement, qui est une sorte de rendement. Ce facteur d'ensoleillement varie en fonction de l'inclinaison (pente), de l'orientation (azimut) des panneaux, ainsi que des statistiques météo du lieu. Les éléments qui projettent de l'ombre sur les panneaux (arbres, montagnes et bâtiments voisins) impactent également ce facteur d'ensoleillement. De nombreux programmes existent (voir la rubrique liens utiles) pour calculer ce facteur d'ensoleillement qui s'exprime en « (kWh/kWp)/an ». Ce facteur indique tout simplement combien de kWh va produire 1 kWp en une année. Donc si le facteur d'ensoleillement de mon toit est de 1000 (kWh/kWp)/an, et que j'installe 5 kWp sur mon toit, alors je vais produire 5000 kWh/an.
Texte ci-dessus entièrement rédigé par Jérémy Venetz. Tous droits réservés.
06Vocabulaire et définitions
- Photovoltaïque ou thermique
- Les panneaux photovoltaïques produisent de l'électricité, et les panneaux thermiques produisent de l'eau chaude. La source d'énergie de ces deux technologies est le soleil. Il s'agit donc dans les deux cas de panneaux solaires. Trop souvent, le terme « panneaux solaires » est utilisé pour évoquer les panneaux thermiques, ce qui prête à confusion. VENETZ ENERGY ne réalise que des installations photovoltaïques, mais est à même de vous apporter des explications et des conseils au sujet des installations thermiques.
- Ajouté ou intégré
- Les panneaux solaires peuvent être installés par-dessus la couverture existante (par-dessus les tuiles par exemple). On parle alors d'ajouté. Lorsque les panneaux solaires remplacent la couverture existante et font eux-mêmes office de couverture, c'est alors qu'on parle d'intégré. L'ajouté se destine donc plutôt aux toits existants, en bon état, disposant de belles surfaces. L'intégré se destine quant à lui plutôt à la nouvelle construction, à la réfection complète du toit, à l'art architectural, ou aux toits complexes (utilisation de panneaux intégrés de petit format pour les toits complexes).
- DC — courant continu
- L'électricité produite par les panneaux photovoltaïques est dite « DC », qui est une abréviation pour « Direct Current » en anglais. En français, cela signifie « Courant Continu », parfois abrégé « CC ». VENETZ ENERGY n'utilise que le terme DC. On retrouve également le DC lors de la charge et de la décharge des batteries que nous utilisons quotidiennement ; batterie de la voiture, batterie du téléphone, piles, etc.
- AC — courant alternatif
- Le DC s'oppose à l'AC, qui signifie « Alternating Current » en anglais, ou « Courant Alternatif » en français, parfois abrégé « CA ». VENETZ ENERGY n'utilise que le terme AC. Notre réseau électrique fonctionne en AC, c'est donc ce que nous délivrent nos prises électriques. L'AC « basse tension » est standardisé chez nous à 230 V (en monophasé L-N) et 400 V (en triphasé L-L). On parle encore parfois de 220 V et 380 V, mais ceci n'est plus d'actualité.
- Onduleur
- Le DC des panneaux photovoltaïques est transformé en AC par un onduleur (et non pas un « ondulateur » comme on l'entend parfois). Grâce à l'onduleur, l'électricité produite par les panneaux devient donc compatible avec notre réseau électrique. On peut ainsi disposer de cette électricité comme on le souhaite.
- Énergie
- L'électricité est une énergie, mais qu'est-ce que l'énergie ? L'énergie n'est autre que la multiplication d'une puissance et d'un temps. Cela peut paraître compliqué, mais ça ne l'est pas du tout ! Comparons l'énergie à quelque chose que l'on connaît tous très bien : la distance. En avançant pendant un certain temps à une certaine vitesse, on parcourt une certaine distance. Par exemple, si on roule à 120 km/h pendant 2 h, on parcourt 240 km. On multiplie tout simplement la vitesse par le temps. C'est aussi simple que cela pour l'énergie, sauf qu'au lieu de la vitesse, on a la puissance, qui s'exprime en Watt (abrégé « W »). Il suffit donc de multiplier la puissance par le temps. On peut donc dire que si un appareil de 120 W fonctionne pendant 2 h, il va consommer une énergie de 240 Wh (prononcé « Wattheure »). Ce n'est pas plus compliqué que cela !
- Autoconsommation
- Dans le domaine du photovoltaïque, l'autoconsommation est la part d'énergie produite qui a été consommée sur place. L'énergie qui n'est pas autoconsommée est refoulée/revendue sur le réseau électrique. Par exemple, si un jour on a produit 20 kWh et qu'on a refoulé 15 kWh, cela signifie que l'on a autoconsommé 5 kWh, ce qui équivaut à un taux d'autoconsommation de 25 %.
- Autosuffisance (autarcie)
- Dans le domaine du photovoltaïque, l'autosuffisance (ou l'autarcie) est la part d'énergie consommée que le réseau électrique n'a pas fournie. Par exemple, si un jour on a consommé 40 kWh et qu'on a autoconsommé 5 kWh, cela signifie que l'on a eu un taux d'autosuffisance de 12,5 %.
Texte ci-dessus entièrement rédigé par Jérémy Venetz. Tous droits réservés.
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